Il s'est excusé de ne pas avoir répondu à mon invitation en me vouvoyant encore une fois. Je pensais avoir réussi à régler le problème de cette convenance fantaisiste mais du coup il s'emmêle plus les pinceaux qu'autre chose et me tutoie une fois sur deux. Pas grave, je me résous. Et lui envoie des pensées en ces semaines de planning chargé.
Moi : "Pas de soucis, bon courage à toi dans ces journées mouvementées, et peut-être à l'******** en février. Je t'embrasse."
Il m'avait déjà dit "à bientôt" dans le précédent message, mais mon portable vibre aussitôt.
Lui : "Merci et à bientôt. Des jours ou des nuits mouvementées c'est bien aussi."
Surprenant.
Ce serait presque ambigu. Je renchéris.
Moi : "Ça dépend du mouvement."
Lui : "Certes. Certains sont beaux."
Moi : "Certaines immobilités le sont tout autant. Tu vis aujourd'hui des nuits en mouvement?"
Lui : "Plutôt."
Moi : "Je t'envie. Toutes les miennes tombent à l'eau."
Lui : "Pour l'instant."
Et le dialogue rime. Et les vers s'inversent.
Ça ressemblerait plus à une poésie qu'à un langage sms.
M'enfin. J'avais dit que j'en voulais plus.
Que mon idole de chanteur, c'était rien qu'une photo mal prise sur papier brillant.
Le propos n'est pas beau.
Et la lueur ne vient que du support.
C'était la première fois que l'on échangeait simplement à l'écrit, comme ça. Haha. J'en veux plus, j'ai dit.
Alors, ne démarrons pas au quart de tour. Au demi tour, à la limite. Dos à toi, et ce chemin qui n'est plus si plaisant à fouler. Parce que j'ai eu l'impression de t'avoir vu véritablement la dernière fois et.
Que je n'ai rien vu.
Néant.
Du vide.
Des pacotilles.
Le toc de ton éclat.
J'en veux pas. Voilà.
Il y a que l'attachement reste et que deux ans d'émoi ça laisse des traces. Je me soucie de toi. De la merde que tu sèmes dans ta propre vie. Je nettoierai pas à ta place, sois-en certain. Mais de loin, je t'envoie. Prends soin de toi. Fais attention à ne pas trop perdre de parcelles d'existence à vouloir ne pas faire de choix, jamais. Je t'avais balancé, entre un double café et un jus d'orange : "en temps normal, tu représenterais tout ce que je déteste chez quelqu'un" et "j'aurais envie de te donner des claques pour te réveiller" et tu avais ris un peu, me demandant ce qu'il y avait bien à réveiller chez toi. Mais moi, j'ai pas trouvé ça drôle. Et même terriblement déprimant. Au point de verser quelques larmes refoulées assise seule dans Pigalle négligée sur un banc. T'étais mon prince charmant de conte de fée et tu ressembles à ça. Franchement, je rigole pas. T'aurais pu faire toutes les conneries du monde, si tu les assumais. Si tu faisais pas ton artiste bohème enfant gâté "c'est pas ma faute à moi, c'est la faute à comment je suis". T'as même pas l'âge pour te sauver des griffes de tes enfantillages. Et quand lors des au revoir, après avoir traversé la rue, tu l'as aussitôt parcouru en sens inverse revenir sur tes pas pressés avec un sourire m'attraper la tête avec tes mains poser un baiser sur ma joue et disparaître, c'était même plus marrant. C'étaient tous les rouages de ta vie scénarisée qui me sautaient à la gueule et j'avais pas envie d'être une figurante de ton navet en boîte de conserve.
Cette même soirée, je t'avais avoué, non sans une petite réticence :
-"Tu sais, je suis un peu empathe."
-"Moi aussi."
-"Je sens les émotions des gens. Parfois, je sens leurs problèmes, les nœuds qu'ils ont à démêler. Leurs sentiments, cela parvient comme une vague jusqu'à moi. D'une manière assez naturelle."
Il acquiesce. Il avait l'air de comprendre sans me prendre encore trop pour une folle, je continue :
-"Eh bien tu vois avec toi, le problème, c'est que je ressens rien."
-"C'est normal."
As-tu répondu.
Le sourire aux lèvres, encore.
Non c'est pas normal.
C'est pas normal.
"Tu sais ce que les gens faisaient autrefois, lorsqu'ils avaient des secrets qu'ils ne voulaient pas partager? Ils gravissaient une montagne, trouvaient un arbre, y taillaient un trou, et y murmuraient leur secret. Ils le couvraient ensuite de boue. De cette façon, personne d'autre ne le découvrait jamais." 2046, Wong Kar Wai
vendredi 18 janvier 2013
mercredi 9 janvier 2013
La frêle épave au fond du trou
Le 08.01.12 à 20h15, sur une feuille blanche dans un bar sombre.
Il faut que je l'écrive.
A quel point j'en ai les larmes aux yeux.
A quel point tout s'écroule, à gros coups de pieds dans le château de cartes.
Finalement, je vais tellement mieux lorsque je ne le vois pas.
Je me dis toujours, c'est qu'une question de choix.
D'ailleurs, c'était le sujet.
Le choix, une discussion de deux heures.
Où n'excelle pas mon idole de chanteur.
Où l'on se ressemble.
Ce putain de miroir grossissant mettant en avant tout ce vers quoi je ne souhaite pas tendre.
Mettant en évidence l'ordre du choix.
M'être éprise d'un sale petit con durant si longtemps, et si on arrêtait?
Et si, malgré cet attachement à résoudre le rêve et ce sentiment presque inconsolable de devoir le quitter, je décidais de ne pas prendre ce qui s'offrait à moi?
Et si j'en voulais pas?
Pas dans ces conditions pitoyables.
C'est encore une épreuve n'est-ce pas?
Emballer ce grand tas d'immondices que j'ai moi-même jeté dans le plus beau des papiers cadeaux. Dans celui-là même qui m'a fait envie, que j'ai voulu ouvrir, dès les premiers regards.
Ne nous y trompons plus.
C'est sûrement tout ce que je n'aime pas que transpire l'homme que j'aime.
Pourquoi.
Merde, pourquoi.
C'est pourtant simple à comprendre, je crois.
Voilà. Il n'est pas fait pour moi.
Il faut que je l'écrive.
A quel point j'en ai les larmes aux yeux.
A quel point tout s'écroule, à gros coups de pieds dans le château de cartes.
Finalement, je vais tellement mieux lorsque je ne le vois pas.
Je me dis toujours, c'est qu'une question de choix.
D'ailleurs, c'était le sujet.
Le choix, une discussion de deux heures.
Où n'excelle pas mon idole de chanteur.
Où l'on se ressemble.
Ce putain de miroir grossissant mettant en avant tout ce vers quoi je ne souhaite pas tendre.
Mettant en évidence l'ordre du choix.
M'être éprise d'un sale petit con durant si longtemps, et si on arrêtait?
Et si, malgré cet attachement à résoudre le rêve et ce sentiment presque inconsolable de devoir le quitter, je décidais de ne pas prendre ce qui s'offrait à moi?
Et si j'en voulais pas?
Pas dans ces conditions pitoyables.
C'est encore une épreuve n'est-ce pas?
Emballer ce grand tas d'immondices que j'ai moi-même jeté dans le plus beau des papiers cadeaux. Dans celui-là même qui m'a fait envie, que j'ai voulu ouvrir, dès les premiers regards.
Ne nous y trompons plus.
C'est sûrement tout ce que je n'aime pas que transpire l'homme que j'aime.
Pourquoi.
Merde, pourquoi.
C'est pourtant simple à comprendre, je crois.
Voilà. Il n'est pas fait pour moi.
mardi 8 janvier 2013
J'ai fait une rencontre
J'ai fait une rencontre.
Dans ce bal effréné, quand emporté par la foule il s'est retrouvé derrière moi, j'ai senti son emprunte.
Solaire.
L'envie définitive de le connaître s'est installée en moi lorsque j'ai intercepté son accent québécois entre deux applaudissements. Il était un sourire. En tout cas sur mes lèvres.
Quand je suis sortie transpirante respirer un bol d'air frais, j'ai aperçu mon ami violoniste qui devait me rejoindre, en compagnie de cette idole de chanteur.
Surprise, qui n'en est plus vraiment une. Un peu comme le comique de répétition, ça finit par s'anticiper. Et à leur tablée, le troisième compagnon était ce québécois solaire qui me titillait l'esprit depuis.
Nous avons discuté, d'une manière tellement limpide et facile, décontractée. J'ai été répugnante dès les premières secondes, à enchaîner les blagues affreuses et il riait, il riait, de son humeur rayonnante. Nous avons dansé à deux la dernière danse, interrompus par l'annonce de la fermeture du bar et je suis repartie seule avec ma rose.
J'aurais voulu lui dire "hey toi, tu me plais, rentrons ensemble et faisons l'amour avec humour".
Mais il m'a coupé l'herbe sous le pied en noyant mes questions et mes propositions par du vague et de polis refus. Il ne m'a rien laissé, à part un "au prochain bal" qui a lieu dans deux mois. Quand j'ai rétorqué que deux mois c'était long il a répondu "non, ça va". Bide total.
Malgré tout, ayant récupéré la carte de visite qu'il avait donnée à mon ami violoniste, je lui ai envoyé un message le lendemain. Très courtois, concernant le groupe auprès duquel il devait m'introduire pour le boulot. C'est lui qui m'a rappelée plus tard me proposant de partager un café dans la soirée.
Etant vagabonde dans Paris, j'ai été assez directe en lui parlant avant toute chose de dormir chez lui, question pratique pour les sacs à dos encombrants. Il a refusé entre deux fous rires. C'est fou à quel point le ridicule des uns peut éclater les autres.
Nous avons arpenté les rues sous un ciel violet presque onirique, cherchant les recoins où se forment les musiques. Puis, entre deux sujets, il a avoué habiter avec une elle. Je comprends, je comprends...
J'ai envie de dire, pourquoi veut-il me revoir alors?
Puis, si je réfléchis, c'est tellement ce que j'attends de quelqu'un.
C'est tellement ce que je fais aussi.
Nous avons alors échangé une certaine beauté du geste.
Et nos pas sur le retour, sous le tunnel de la ligne 14, il a prononcé ces mots qui remettent le cœur en place.
Il a dit, à peu près :
- "Ce sont les gens comme toi, qui persistent à continuer leur non-projet, qui montent de grandes choses. Ceux qui refusent de vivre si ce n'est pas pour aimer ce qu'ils font. Ils attirent souvent la chance, et finissent par entraîner les autres avec eux, qui ressentent ce plaisir là qu'ils prennent à être. Pour en avoir déjà rencontré, je suis persuadé que tu vas aller loin dans ce non-projet que tu mènes."
Il n'a pas vraiment saisi ce que j'étais en train de lui répondre lorsque le métro s'est garé devant nous.
Je lui expliquais que si je transmettais les choses de cette manière particulière, c'était pour être utile. C'était pour servir. Parce qu'être sincère et entière dans ce qu'on donnait, ça aidait toujours quelqu'un. A réfléchir, encourager, se remettre en question, dans sa vie, que ça touchait, troublait, guérissait parfois. Que ce n'était pas qu'un cri dans l'immensité du monde. Et qu'il avait la possibilité d'être entendu.
Seule dans le wagon me ramenant à la vie normale, je lui ai écrit un dernier message.
"Et si jamais d'ici samedi en passant par Paris tu avais du temps à tuer, on pourrait toujours l'abattre ensemble."
J'ai fait une rencontre.
Elle a mis du baume sur mes doutes.
Et demain, s'il le veut bien, ce sera au tour de mon idole de chanteur.
Dans ce bal effréné, quand emporté par la foule il s'est retrouvé derrière moi, j'ai senti son emprunte.
Solaire.
L'envie définitive de le connaître s'est installée en moi lorsque j'ai intercepté son accent québécois entre deux applaudissements. Il était un sourire. En tout cas sur mes lèvres.
Quand je suis sortie transpirante respirer un bol d'air frais, j'ai aperçu mon ami violoniste qui devait me rejoindre, en compagnie de cette idole de chanteur.
Surprise, qui n'en est plus vraiment une. Un peu comme le comique de répétition, ça finit par s'anticiper. Et à leur tablée, le troisième compagnon était ce québécois solaire qui me titillait l'esprit depuis.
Nous avons discuté, d'une manière tellement limpide et facile, décontractée. J'ai été répugnante dès les premières secondes, à enchaîner les blagues affreuses et il riait, il riait, de son humeur rayonnante. Nous avons dansé à deux la dernière danse, interrompus par l'annonce de la fermeture du bar et je suis repartie seule avec ma rose.
J'aurais voulu lui dire "hey toi, tu me plais, rentrons ensemble et faisons l'amour avec humour".
Mais il m'a coupé l'herbe sous le pied en noyant mes questions et mes propositions par du vague et de polis refus. Il ne m'a rien laissé, à part un "au prochain bal" qui a lieu dans deux mois. Quand j'ai rétorqué que deux mois c'était long il a répondu "non, ça va". Bide total.
Malgré tout, ayant récupéré la carte de visite qu'il avait donnée à mon ami violoniste, je lui ai envoyé un message le lendemain. Très courtois, concernant le groupe auprès duquel il devait m'introduire pour le boulot. C'est lui qui m'a rappelée plus tard me proposant de partager un café dans la soirée.
Etant vagabonde dans Paris, j'ai été assez directe en lui parlant avant toute chose de dormir chez lui, question pratique pour les sacs à dos encombrants. Il a refusé entre deux fous rires. C'est fou à quel point le ridicule des uns peut éclater les autres.
Nous avons arpenté les rues sous un ciel violet presque onirique, cherchant les recoins où se forment les musiques. Puis, entre deux sujets, il a avoué habiter avec une elle. Je comprends, je comprends...
J'ai envie de dire, pourquoi veut-il me revoir alors?
Puis, si je réfléchis, c'est tellement ce que j'attends de quelqu'un.
C'est tellement ce que je fais aussi.
Nous avons alors échangé une certaine beauté du geste.
Et nos pas sur le retour, sous le tunnel de la ligne 14, il a prononcé ces mots qui remettent le cœur en place.
Il a dit, à peu près :
- "Ce sont les gens comme toi, qui persistent à continuer leur non-projet, qui montent de grandes choses. Ceux qui refusent de vivre si ce n'est pas pour aimer ce qu'ils font. Ils attirent souvent la chance, et finissent par entraîner les autres avec eux, qui ressentent ce plaisir là qu'ils prennent à être. Pour en avoir déjà rencontré, je suis persuadé que tu vas aller loin dans ce non-projet que tu mènes."
Il n'a pas vraiment saisi ce que j'étais en train de lui répondre lorsque le métro s'est garé devant nous.
Je lui expliquais que si je transmettais les choses de cette manière particulière, c'était pour être utile. C'était pour servir. Parce qu'être sincère et entière dans ce qu'on donnait, ça aidait toujours quelqu'un. A réfléchir, encourager, se remettre en question, dans sa vie, que ça touchait, troublait, guérissait parfois. Que ce n'était pas qu'un cri dans l'immensité du monde. Et qu'il avait la possibilité d'être entendu.
Seule dans le wagon me ramenant à la vie normale, je lui ai écrit un dernier message.
"Et si jamais d'ici samedi en passant par Paris tu avais du temps à tuer, on pourrait toujours l'abattre ensemble."
J'ai fait une rencontre.
Elle a mis du baume sur mes doutes.
Et demain, s'il le veut bien, ce sera au tour de mon idole de chanteur.
jeudi 3 janvier 2013
Et qu'après l'apocalypse, il y ait du silence
J'écoute inlassablement la musique de cette liste écrite un soir de pluie fine dans une rue parisienne.
Tu t'étais étonné :
-"Oh mais vous êtes gauchère?"
Je t'avais répondu :
-"Non."
Et comme d'habitude, tu n'avais pas cerné l'absurde de ma réplique. Ce n'est pas la première fois.
Il faudrait décidément que j'arrête de lancer des "non" à tes questions évidentes qui sont sûrement davantage des exclamations qu'autre chose.
J'ai quand même moins peur à l'idée de te revoir, mon idole de chanteur.
Je crois brûler d'une certaine impatience et probablement que cette frénésie intérieure me ferait risquer d'être assez entreprenante la prochaine fois.
Gare à toi.
Je n'ai plus d'attache. Je gravite comme un électron libre autour du concept de ta chair et je suis carnivore.
La dernière nuit de 2012 a réveillé mon instinct de chasseuse et il me faut désormais le contrôler.
Je ne veux pas t'engloutir en une bouchée.
Gargantuesque.
J'ai attendu deux ans et des poussières. Tu comprends, la sensation serait trop furtive.
Tu mérites un minimum de saveur.
Il y a deux ans, j'écrivais :
"C'est un amour de secours. Le temps que ça passe."
Tu sais, comme quand on ne souhaite pas aborder un virage, solitaire. On fixe un point au loin, pour qu'il nous accompagne. Pour moi en l'occurrence, c'était ta gueule semi cadavérique en poster sur les murs blancs de ma chambre. Ils étaient toujours restés lisses, avant toi.
S'accrocher à une idole de chanteur, faut bien avoir conscience que c'est l'aire d'autoroute au milieu du trajet. La petite escale pipi, histoire de se remettre d'aplomb pour rouler jeunesse.
Ça n'a jamais mené nulle part.
Ni concrétisé quoi que ce soit.
Ni fait partie prenante du voyage.
Deux ans sur une aire d'autoroute.
J'ai l'impression d'être un chien en laisse noué à un arbre.
Là. Qu'on a volontairement oublié.
C'est moi qui me suis oubliée.
Sauf que j'y crois de plus en plus, à cette histoire.
Cette histoire d'idole de chanteur, et de rêve qui se réalise.
Je crois à la concrétisation de ce pari fantasque.
Allez, j'y suis presque.
Il a accepté de me revoir.
"Je serai pas mal occupé à cette période mais sans doute trouverai-je un moment de libre."
La dernière fois, il n'avait pas mis le "sans doute" et il en avait trouvé deux, des instants volés. Alors bon.
Peut-être faudra-t-il l'embrasser?
S'il a encore le courage de me serrer contre son cœur, je m'autoriserai à user de mes sens. A parcourir sa nuque de mes doigts et lui agripper les cheveux. Deux ans que j'y pense. Son cou, ses mèches, je veux les toucher. Mélanger. Je veux poser mes lèvres sur son ventre, sentir son désir me remonter l'échine, sentir, ses effluves après l'amour, sentir ses battements, sa poitrine palpiter, je veux entendre, comprendre, l'effet que je lui fais. Je veux le rendre fou. Je veux que l'on s'éclipse. Lui et moi, le soleil sur la lune, la lune dans le soleil.
Et qu'après l'apocalypse, il y ait du silence.
Il y ait le matin. Que l'on s'endorme le jour levé, après la tendresse. Je ne sais toujours pas s'il me voit comme un encas, comme un but à atteindre, ou une lueur à suivre. Comme une chaleur que l'on porte avec soi, une oasis à préserver, un compagnon d'infortune. Si c'est sur une certaine durée, ou un amour jetable. Il serait con de penser qu'il suffirait de ne plus me revoir pour se débarrasser de l'affaire une fois conclue. Une pure utopie. Puis en même temps, ce n'est pas vraiment ce qu'il met dans ses étreintes.
Dans ses étreintes, il y a l'intégrité.
La sincérité d'un émoi que j'ai du mal à envisager.
Le paradoxe de cette idylle trop grande pour moi, c'est qu'on n'y croit jamais vraiment.
Même quand c'est là sous nos yeux, on fait comme si elle n'était que mirage parce que ce n'est que comme ça qu'on a appris à la vivre. Je peux le dire. Je n'ai pas confiance en lui. En ses sentiments possibles.
Ça dépasse ce que j'ai pu imaginer.
Dans la pudeur de mes fantasmes.
Un ami musicien qui le connait bien m'a dit à son sujet :
-"C'est un être admirable. Autant en tant qu'artiste qu'en tant que personne."
Mon idole de chanteur lui-même m'a avancé :
-"J'essaie du mieux que je peux d'être sincère."
Et c'est ce que je ressens, là, lorsqu'il me serre dans ses bras. Lorsqu'il lâche la rampe du métro pour me rendre l'étreinte. Lorsqu'il court dans les escaliers pour me rattraper et recommencer. Je sais qu'il essaie, oui. Je sais qu'il fait des efforts pour dépasser ses réserves, décupler son courage et prendre les devants.
C'est juste qu'il y a ce chaînon manquant, ce trou dans la réflexion qui ne parvient à lier les faits à la réalité.
Pourquoi moi?
Tu t'étais étonné :
-"Oh mais vous êtes gauchère?"
Je t'avais répondu :
-"Non."
Et comme d'habitude, tu n'avais pas cerné l'absurde de ma réplique. Ce n'est pas la première fois.
Il faudrait décidément que j'arrête de lancer des "non" à tes questions évidentes qui sont sûrement davantage des exclamations qu'autre chose.
J'ai quand même moins peur à l'idée de te revoir, mon idole de chanteur.
Je crois brûler d'une certaine impatience et probablement que cette frénésie intérieure me ferait risquer d'être assez entreprenante la prochaine fois.
Gare à toi.
Je n'ai plus d'attache. Je gravite comme un électron libre autour du concept de ta chair et je suis carnivore.
La dernière nuit de 2012 a réveillé mon instinct de chasseuse et il me faut désormais le contrôler.
Je ne veux pas t'engloutir en une bouchée.
Gargantuesque.
J'ai attendu deux ans et des poussières. Tu comprends, la sensation serait trop furtive.
Tu mérites un minimum de saveur.
Il y a deux ans, j'écrivais :
"C'est un amour de secours. Le temps que ça passe."
Tu sais, comme quand on ne souhaite pas aborder un virage, solitaire. On fixe un point au loin, pour qu'il nous accompagne. Pour moi en l'occurrence, c'était ta gueule semi cadavérique en poster sur les murs blancs de ma chambre. Ils étaient toujours restés lisses, avant toi.
S'accrocher à une idole de chanteur, faut bien avoir conscience que c'est l'aire d'autoroute au milieu du trajet. La petite escale pipi, histoire de se remettre d'aplomb pour rouler jeunesse.
Ça n'a jamais mené nulle part.
Ni concrétisé quoi que ce soit.
Ni fait partie prenante du voyage.
Deux ans sur une aire d'autoroute.
J'ai l'impression d'être un chien en laisse noué à un arbre.
Là. Qu'on a volontairement oublié.
C'est moi qui me suis oubliée.
Sauf que j'y crois de plus en plus, à cette histoire.
Cette histoire d'idole de chanteur, et de rêve qui se réalise.
Je crois à la concrétisation de ce pari fantasque.
Allez, j'y suis presque.
Il a accepté de me revoir.
"Je serai pas mal occupé à cette période mais sans doute trouverai-je un moment de libre."
La dernière fois, il n'avait pas mis le "sans doute" et il en avait trouvé deux, des instants volés. Alors bon.
Peut-être faudra-t-il l'embrasser?
S'il a encore le courage de me serrer contre son cœur, je m'autoriserai à user de mes sens. A parcourir sa nuque de mes doigts et lui agripper les cheveux. Deux ans que j'y pense. Son cou, ses mèches, je veux les toucher. Mélanger. Je veux poser mes lèvres sur son ventre, sentir son désir me remonter l'échine, sentir, ses effluves après l'amour, sentir ses battements, sa poitrine palpiter, je veux entendre, comprendre, l'effet que je lui fais. Je veux le rendre fou. Je veux que l'on s'éclipse. Lui et moi, le soleil sur la lune, la lune dans le soleil.
Et qu'après l'apocalypse, il y ait du silence.
Il y ait le matin. Que l'on s'endorme le jour levé, après la tendresse. Je ne sais toujours pas s'il me voit comme un encas, comme un but à atteindre, ou une lueur à suivre. Comme une chaleur que l'on porte avec soi, une oasis à préserver, un compagnon d'infortune. Si c'est sur une certaine durée, ou un amour jetable. Il serait con de penser qu'il suffirait de ne plus me revoir pour se débarrasser de l'affaire une fois conclue. Une pure utopie. Puis en même temps, ce n'est pas vraiment ce qu'il met dans ses étreintes.
Dans ses étreintes, il y a l'intégrité.
La sincérité d'un émoi que j'ai du mal à envisager.
Le paradoxe de cette idylle trop grande pour moi, c'est qu'on n'y croit jamais vraiment.
Même quand c'est là sous nos yeux, on fait comme si elle n'était que mirage parce que ce n'est que comme ça qu'on a appris à la vivre. Je peux le dire. Je n'ai pas confiance en lui. En ses sentiments possibles.
Ça dépasse ce que j'ai pu imaginer.
Dans la pudeur de mes fantasmes.
Un ami musicien qui le connait bien m'a dit à son sujet :
-"C'est un être admirable. Autant en tant qu'artiste qu'en tant que personne."
Mon idole de chanteur lui-même m'a avancé :
-"J'essaie du mieux que je peux d'être sincère."
Et c'est ce que je ressens, là, lorsqu'il me serre dans ses bras. Lorsqu'il lâche la rampe du métro pour me rendre l'étreinte. Lorsqu'il court dans les escaliers pour me rattraper et recommencer. Je sais qu'il essaie, oui. Je sais qu'il fait des efforts pour dépasser ses réserves, décupler son courage et prendre les devants.
C'est juste qu'il y a ce chaînon manquant, ce trou dans la réflexion qui ne parvient à lier les faits à la réalité.
Pourquoi moi?
mercredi 2 janvier 2013
Je ne te dirai pas reviens
Tu m'as manqué. A travers les vitres du taxi pour rentrer, tu m'as manqué. T'étais pas là pour voir le premier soir de 2013, l'aube d'un nouveau souffle, et se serrer dans les bras de bonheur et de plénitude d'exister.
Non, à la place, tu l'écris de ton côté de l'hémisphère. Tout ce que j'aurais rêvé partager avec toi, tu le vis maintenant, à une distance imbécile et narquoise.
Et quand j'ai posé ma bouche sur des lèvres de réveillon, quand j'ai aventuré ma langue au fond d'un palais étranger caresser ce corps de jeunesse et d'évasion, tu m'as manqué. Parce que c'était pas toi.
Puis lorsque le piano de cet être du passé a entonné les notes d'une autre escapade romantique allemande, tu m'as manqué aussi. Parce que je ne souhaite pas revenir en arrière m'enfouir la tête pleine de poussière au fond des vieilles histoires.
Je ne te dirai pas reviens.
C'est juste le point de chute, la mise en forme concrète de la rupture.
Entre le passé et le futur, c'était toi.
Voilà.
Il me faut l'accepter.
C'était la première fois que je touchais à d'autres lèvres que les tiennes.
Ca ne m'a pas déplu. Ca m'a rendue mélancolique. Changer de cap si vite sans en cerner les raisons.
Te reléguer au rang de souvenir pour ne garder que les bons moments.
Holly shit.
Mais si les larmes après la soirée tendaient à vouloir se laisser glisser par les interstices, je me dis que c'est une chose que je n'aurai plus à faire pour la prochaine fois.
Pleurer sur la page qui se tourne sans toi.
Je m'attacherai facilement.
C'est triste.
Je trouve cela presque irrespectueux vis à vis de ce que l'on a vécu, de ce que tu m'as donné.
Mais ce n'est pas à moi d'en juger.
Qui le pourrait?
Non, à la place, tu l'écris de ton côté de l'hémisphère. Tout ce que j'aurais rêvé partager avec toi, tu le vis maintenant, à une distance imbécile et narquoise.
Et quand j'ai posé ma bouche sur des lèvres de réveillon, quand j'ai aventuré ma langue au fond d'un palais étranger caresser ce corps de jeunesse et d'évasion, tu m'as manqué. Parce que c'était pas toi.
Puis lorsque le piano de cet être du passé a entonné les notes d'une autre escapade romantique allemande, tu m'as manqué aussi. Parce que je ne souhaite pas revenir en arrière m'enfouir la tête pleine de poussière au fond des vieilles histoires.
Je ne te dirai pas reviens.
C'est juste le point de chute, la mise en forme concrète de la rupture.
Entre le passé et le futur, c'était toi.
Voilà.
Il me faut l'accepter.
C'était la première fois que je touchais à d'autres lèvres que les tiennes.
Ca ne m'a pas déplu. Ca m'a rendue mélancolique. Changer de cap si vite sans en cerner les raisons.
Te reléguer au rang de souvenir pour ne garder que les bons moments.
Holly shit.
Mais si les larmes après la soirée tendaient à vouloir se laisser glisser par les interstices, je me dis que c'est une chose que je n'aurai plus à faire pour la prochaine fois.
Pleurer sur la page qui se tourne sans toi.
Je m'attacherai facilement.
C'est triste.
Je trouve cela presque irrespectueux vis à vis de ce que l'on a vécu, de ce que tu m'as donné.
Mais ce n'est pas à moi d'en juger.
Qui le pourrait?
Un souffle dans la nuit
J'ai envie de chanter.
Je sais bien que c'est dérisoire.
Un souhait lancé dans l'infini des aspirations humaines.
Mais il existe.
Perdu au milieu des autres, il a sa place dans tout ce foutoir.
Il a sa voix.
Qui crie de bon cœur, à qui veut l'entendre.
J'ai envie de chanter.
Je sais bien que c'est dérisoire.
Un souhait lancé dans l'infini des aspirations humaines.
Mais il existe.
Perdu au milieu des autres, il a sa place dans tout ce foutoir.
Il a sa voix.
Qui crie de bon cœur, à qui veut l'entendre.
J'ai envie de chanter.
jeudi 27 décembre 2012
Epurer le bonheur
Je crois que lorsque cela arrive il ne faut pas oublier de l'écrire.
Alors voilà, je suis heureuse.
J'aime ma vie.
J'aime la vivre.
Et si je m'impatiente d'être au jour suivant, ce n'est que l'enthousiasme d'accueillir en moi une occasion d'existence supplémentaire. Merci pour ça.
Merci
Alors voilà, je suis heureuse.
J'aime ma vie.
J'aime la vivre.
Et si je m'impatiente d'être au jour suivant, ce n'est que l'enthousiasme d'accueillir en moi une occasion d'existence supplémentaire. Merci pour ça.
Merci
samedi 22 décembre 2012
Se libérer des projections sentimentales
Un mini paradis de journée.
J'ai enfin une véritable lumière dans mon appartement.
Je peux cuisiner, je peux manger en remerciant les aliments, me délecter de bonheurs simples, du toit qui m'abrite et laisse s'entasser la chaleur, je peux m'endormir en fixant les étoiles et le matin très tôt, je peux voir le soleil se lever sur la ville. C'est parfait. C'est la vie rêvée. Je bois des tisanes au pop corn et j'aime être là, pile à ma place. Je ne pensais pas être capable d'éprouver autant de gratitude. Vers les neuf heures le chat est revenu faire un coucou l'espace de deux heures et je crois que c'est une femelle.
J'aime ma vie.
C'est officiel.
Je pensais pas mal à cette idole de chanteur, à l'éventualité de notre entrevue future.
J'y réfléchissais tout en trouvant cela dommage de me contraindre à n'attendre de lui que ce que je projette qu'il puisse me donner. C'est d'une limitation idiote.
Quoi, il n'est pas capable de nouer une relation constructive à mes côtés mais il se sent attiré par ma chair et pas dégouté par ma personnalité? Alors du coup, bah on se dit que ça tombe bien parce qu'on n'est mutuellement pas prêt à s'engager mais que tant mieux parce que de toute façon, c'est pas ça qu'on veut?
Ce n'est pas le moment? Ce n'est pas ce qu'on attend?
Mais qu'est-ce que j'en sais au fond.
Qu'est-ce que je sais de lui.
Je ne fais que l'enfermer dans mon cadre imaginaire, tiraillée par la peur de l'échec et la complaisance de l'amour impossible à concrétiser. Je ne fais que poser des barrières, avant de vivre. Je restreins les champs d'actions, pour ensuite me persuader qu'il faut se contenter de ce qu'on a, en l'occurrence, un espace étroit.
Je ne suis pas obligée.
Épargner mes espoirs de la sorte.
Je peux me libérer des préjugés.
Et peut-être qu'il n'est pas si moyen, et peut-être qu'il souhaite se donner en entier.
Peut-être qu'il est pur.
Et qu'il m'aime, tout simplement.
A m'être persuadée qu'un tel homme ne pourrait jamais envisager une fille comme moi, j'ai dégommé une à une chacune de mes chances, ai réduit à néant le moindre de ses élans. Parce qu'en mon esprit, même là, en face de moi, ça ne pouvait exister réellement. Il était inconcevable qu'il m'apprécie.
Je vais déjà commencer par arrêter de croire qu'il ne peut me désirer autrement que de la manière la plus basse qu'il soit. Et laisser faire les cœurs.
Laisser faire.
J'ai enfin une véritable lumière dans mon appartement.
Je peux cuisiner, je peux manger en remerciant les aliments, me délecter de bonheurs simples, du toit qui m'abrite et laisse s'entasser la chaleur, je peux m'endormir en fixant les étoiles et le matin très tôt, je peux voir le soleil se lever sur la ville. C'est parfait. C'est la vie rêvée. Je bois des tisanes au pop corn et j'aime être là, pile à ma place. Je ne pensais pas être capable d'éprouver autant de gratitude. Vers les neuf heures le chat est revenu faire un coucou l'espace de deux heures et je crois que c'est une femelle.
J'aime ma vie.
C'est officiel.
Je pensais pas mal à cette idole de chanteur, à l'éventualité de notre entrevue future.
J'y réfléchissais tout en trouvant cela dommage de me contraindre à n'attendre de lui que ce que je projette qu'il puisse me donner. C'est d'une limitation idiote.
Quoi, il n'est pas capable de nouer une relation constructive à mes côtés mais il se sent attiré par ma chair et pas dégouté par ma personnalité? Alors du coup, bah on se dit que ça tombe bien parce qu'on n'est mutuellement pas prêt à s'engager mais que tant mieux parce que de toute façon, c'est pas ça qu'on veut?
Ce n'est pas le moment? Ce n'est pas ce qu'on attend?
Mais qu'est-ce que j'en sais au fond.
Qu'est-ce que je sais de lui.
Je ne fais que l'enfermer dans mon cadre imaginaire, tiraillée par la peur de l'échec et la complaisance de l'amour impossible à concrétiser. Je ne fais que poser des barrières, avant de vivre. Je restreins les champs d'actions, pour ensuite me persuader qu'il faut se contenter de ce qu'on a, en l'occurrence, un espace étroit.
Je ne suis pas obligée.
Épargner mes espoirs de la sorte.
Je peux me libérer des préjugés.
Et peut-être qu'il n'est pas si moyen, et peut-être qu'il souhaite se donner en entier.
Peut-être qu'il est pur.
Et qu'il m'aime, tout simplement.
A m'être persuadée qu'un tel homme ne pourrait jamais envisager une fille comme moi, j'ai dégommé une à une chacune de mes chances, ai réduit à néant le moindre de ses élans. Parce qu'en mon esprit, même là, en face de moi, ça ne pouvait exister réellement. Il était inconcevable qu'il m'apprécie.
Je vais déjà commencer par arrêter de croire qu'il ne peut me désirer autrement que de la manière la plus basse qu'il soit. Et laisser faire les cœurs.
Laisser faire.
jeudi 20 décembre 2012
Constatation
C'est quand même assez con, faire le choix de s'installer dans une ville où est né un amour qu'il nous faut oublier.
mardi 18 décembre 2012
Vladimir ou Stanislas
Et ce matin à ma fenêtre est venu montrer patte blanche ce chat noir et borgne comme un cheveu sur la soupe à point nommé après ton départ sur l'autre hémisphère.
Je me plaignais qu'il n'y aurait personne pour me consoler.
Mais il m'a bien fait oublier l'espace de deux heures que c'est toi que j'attends.
Bon d'accord c'est parce que j'étais occupée à vérifier qu'il ne casse pas tout dans la maison et mette le souk dans mes cartons, quelle idée de le faire rentrer sérieux, je ne sais même pas son petit nom.
J'ai envie de l'appeler comme toi.
Parce que c'est un résidu de ton esprit qui guette à ma fenêtre, vérifier que je ne prenne pas froid, que je ne pleure pas trop, que le temps passe sur moi sans trop d'intempéries.
Alors j'ai pris la boule de poils entre mes doigts et l'ai laissée dehors, non sans un petit remord.
Parce que tu n'as plus à t'inquiéter désormais.
Que je dois balayer à ma porte, soulever la poussière de tous ces espoirs réduits en cendres depuis que tu es parti sans moi.
Je vais le faire, promis.
Ne te retourne pas.
Je me plaignais qu'il n'y aurait personne pour me consoler.
Mais il m'a bien fait oublier l'espace de deux heures que c'est toi que j'attends.
Bon d'accord c'est parce que j'étais occupée à vérifier qu'il ne casse pas tout dans la maison et mette le souk dans mes cartons, quelle idée de le faire rentrer sérieux, je ne sais même pas son petit nom.
J'ai envie de l'appeler comme toi.
Parce que c'est un résidu de ton esprit qui guette à ma fenêtre, vérifier que je ne prenne pas froid, que je ne pleure pas trop, que le temps passe sur moi sans trop d'intempéries.
Alors j'ai pris la boule de poils entre mes doigts et l'ai laissée dehors, non sans un petit remord.
Parce que tu n'as plus à t'inquiéter désormais.
Que je dois balayer à ma porte, soulever la poussière de tous ces espoirs réduits en cendres depuis que tu es parti sans moi.
Je vais le faire, promis.
Ne te retourne pas.
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