Je me souviens, ta voix m'a parlé tout de suite.
Ton timbre, je ne pouvais pas ne pas te faire la remarque. Tu sonnes particulier. C'était intriguant. Tu vois, je n'ai peut-être pas les images en mon cerveau mais je me fais des orgies du ton que tu emploies, ta manière de poser les syllabes, la douceur du chant que tu projettes. Au son de ta voix, j'ai eu envie de te connaitre. Alors quand tu m'écris :
"Je te jure, parfois je relis les textes que tu as modifiés et je reconnais tes tournures de phrase. Et du coup je les lis avec ta voix. Puis je me dis que je suis complètement fou, donc je vérifie le document initial, et à chaque fois, le passage vient de toi."
...je me convaincs qu'on est probablement fous ensemble.
J'ai envie de t'aimer si fort.
J'ai envie d'y mettre tout ce que je n'ai pas pu donner durant toutes ces années. C'est horrible parce que j'ai accumulé un torrent d'amour à déverser et tu vas te faire embarquer par le courant, c'est sûr. Je ne veux pas te noyer mais. En fait si, je veux te noyer. T'inonder de ce que je ressens dans le présent. Je veux te submerger de toutes ces choses que tu fais naître en moi.
Il y a de fortes chances que tu prennes peur comme les autres.
Malgré mes mises en garde.
Que ton envie de tout envoyer valser pour moi te fasse flipper encore, malgré mes tentatives de te faire comprendre qu'on n'a rien besoin de détruire pour être heureux ensemble.
Bien sûr que j'ai envie de t'aimer partout et en toutes circonstances.
Mais je saurai me contenter de t'aimer juste. Dans la place qu'il me reste. Dans celle que tu me feras. Si tu es capable de rester honnête. Si tu te sens la force de m'assumer. Je veux simplement, la possibilité d'exister dans ta vie, parce que tu as déjà laissé ton empreinte dans la mienne.
Je ne t'oublierai pas, comme je n'ai jamais oublié les hommes qui m'ont marquée de cette teinte là.
Ils hantent encore mes rêves, bien qu'ayant décampé sans crier gare. C'étaient des lâches des sentiments, mais je n'arrive pas à vraiment leur en vouloir. Et c'est ce qui me perdra surement.
Je te l'avoue, je n'ai pas l'intime conviction qu'ici il en sera autrement. Je ne crois plus en un destin favorable à l'amour. Mais tant pis. Je crève de le vivre.
Je me contenterai des restes le temps qu'il faudra.